Cette nuit, en revenant d´une visite faite chez des amis à Copenhague au Danemark, j´ai mis un CD que j´avais emprunté à ce même ami. Je suis tombé sur une chanson qui m´a fait sourire. Je ne sais plus le nom du chanteur ni le titre de la chanson; mais la chanson disait ceci" C´est l´homme qui fait l´homme". Dans cette chanson, il était question d´un monsieur qui, après avoir ouvert un kiosque, en ouvrira 10. Plus tard, il investira dans des maquis pour finir dans des boîtes de nuit. Remarquons que cette liste n´est pas anodine. Elle est le propre du champ d´investissement de nombreux de nos compatriotes. On investit dans la musique, l´ambiance. Normal pour un peuple qui, chaque année crée une danse.

Mais où en sommes-nous au niveau des investissements qui apportent une réelle plus-value?, je voudrais parler des investissements qui participent au développement de la Cote d´Ivoire. Loin de moi l´idée de miniser la culture qui est un  élément important de l´identité; mais à force de donner la priorité à la danse et à la musique, on oublie le plus important. Aujourd´hui au moment où dans nombreux pays, on organise des tests pour dénicher des cerveaux, futurs combattants, en Cote d´Ivoire, on se presse à dénicher de nouvelles danses. Les autres font la gymnastique des cerveaux, nous faisons la gymnastique des fesses avec les Bobaraba; et nous en sommes heureux!

Quelle politique éducative, entrepreneuriale avons-nous mis en place pour compétir demain avec les pays comme la Chine, la Thailande, la Mailaisie ou le Brésil? Assurément, aucune. Dans 15 ans, nous irons encore accuser la France. Si nous sommes pauvres, c´est à cause de la colonisation; de la Francafrique et quoi encore?

Faut-il pleurer?