La croissance revient ainsi à son niveau du premier trimestre, qui était le plus faible depuis la fin 2002. Ces chiffres portent à 2,2 % la croissance sur l'ensemble de l'année, après 2,9 % en 2006. Les chiffres révisés du quatrième trimestre confirment le ralentissement de la consommation des ménages (à +1,9 % au lieu de +2 % estimé précédemment, et après +2,8 % au troisième trimestre), avec une crise de l'immobilier encore plus marquée que prévu.

Ces chiffres sont publiés alors que le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a promis une nouvelle fois mercredi que l'institution agirait "en temps voulu, et si besoin est", pour contrer les risques de détérioration de l'économie. Ces propos ont été compris comme une promesse d'assouplissement monétaire et les analystes parient désormais sur une baisse d'un demi-point, à 2,50 %, du taux directeur lors de la réunion du 18 mars.

L´indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a bondi de 4,1 % (au lieu de 3,9 %), et l'indice PCE de base (hors alimentation et énergie) a augmenté de 2,7 %, se situant ainsi au plus haut depuis le deuxième trismestre 2006 et largement au-dessus de la fourchette de tolérance.Jeudi 28 février, au deuxième jour de son discours de politique monétaire devant le Congrès, M. Bernanke a encore essayé de se montrer rassurant. "Je ne prévois pas de stagflation. Je ne pense pas du tout que nous soyons proches de la situation qui prévalait dans les années 1970", a-t-il affirmé. Il a toutefois souligné que la banque centrale devait traiter une situation délicate. "Nous faisons face à une situation où nous avons simultanément un ralentissement de l'économie, des tensions sur les marchés financiers et des pressions inflationnistes provenant des prix des matières premières importées", or "chacun de ces risques pose un défi".