h_9_ill_751723_sarkoLe résultat des élections municipales et cantonales françaises ? Un "camouflet" directement adressé au président Nicolas Sarkozy, "puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de 'président bling-bling'", estime le New York Times dans son édition du samedi 22 mars. Conclusion, pour l'éditorialiste du très sérieux quotidien à l'origine de ce verdict sans appel, M. Sarkozy doit apporter "une dose de discipline" dans sa conduite des affaires de la France. "Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place", écrit le New York Times. "Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse-mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252 magazines en 2007", indique l'éditorial.

POTINS SENSATIONNELS" ET "MESSAGES CONFUS"
Le Times considère également comme des preuves de "mauvais jugement" sa décision de "mettre fin abruptement" à une interview avec la chaîne américaine CBS, de "qualifier son porte-parole d'imbécile" ou encore "sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main". "Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers parlant  souvent et agissant en porte-à-faux avec les ministres."

Le président français "est bien trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs, concède le journal, mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline".

Journal Le Monde du dimanche 23 mars 08